Giulio D'Anna, un jeune et talentueux chorégraphe italien qui vit
et travaille aux Pays-Bas depuis quelques années, apprend il y a
environ trois ans que son père, Stephen, âgé de soixante-quatre
ans, a contracté la maladie de parkinson. Il décide avec courage
de ne pas pleurer sur son sort mais de transformer cette
«limite» en occasion, il dit: "Je voulais faire quelque chose et il
n'y avait que deux options: rentrer à la maison, ou l’emmener
dans mon monde" ; il choisit la deuxième hiphothèse, un
spectacle avec son père, pour l’avoir près de lui et l’encourager
à ne pas lâcher prise, pour prendre soin de lui et exercer son
corps, tout cela très important pour ralentir la progression de la
maladie.
Son père, un thérapeute qui n'a aucune expérience de
danse ni du théâtre, accepte, même parce que, dit-il, cela
pourrait être l'une des dernières opportunités de donner mon
soutien à mon fils. Ainsi est né Parkin'son, un spectacle de
théâtre-danse qui est présenté pour la première fois à Rome où
il gagne le prix Equilibrio 2011. Dès ce moment-là ils ont plus
de 80 représentations à leur actif dans tous les théâtres
d’Europe, ils remportent plusieurs prix en recueillant les
applaudissements de la critique et du public.
Père et fils
explorent leur relation sur la scène à travers le corps, rythmant
leur vie comme un journal et une affiche, une exorcisation de
l'avenir où la temporalité est "ponctuée" par des notions
personnelles et scientifiques, en dosant parfaitement l'ironie et
le drame, sans jamais tomber dans le piétisme. Mon intérêt
s’est concentré principalement sur leur relation en dehors de la
scène, pendant la préparation des spectacles, lorsqu’ils
échangent empathie et confiance à travers des blagues et des
plaisanteries, en renversant les «rôles».